Historique Discographie Presse  |  Photos  |  Varia  |  À venir  |  Contacts
 

François Émond (flûte, violon, synthétiseur, piano électrique, clarinette, chant), Pascal Globensky (piano électrique, guitare 12 cordes, basse), Sabin Hudon (saxophones soprano, alto et ténor ), Rémi Leclerc (batteries et percussions), Marc Petitclerc (synthétiseurs, orgue, basse, piano électrique), Denis Robitaille (basse, guitare électrique, stick, chant)

Enregistré à Montréal en 1984/1985/1986

 
Peu nombreux sont ceux qui ont découvert Miriodor dès son premier album, puisque celui-ci ne fut tiré à sa sortie qu’à 500 exemplaires et distribué, autoproduction oblige, que localement (en fait, les enregistrements n’étaient même pas destinés, lors de leur réalisation, à se retrouver un jour sur disque!). En fait, la principale qualité de Miriodor à cette époque est déjà celle qui sera la sienne par la suite : son grand talent mélodique. En effet, si la formule instrumentale choisie se situe finalement dans la droite lignée d’une tradition québécoise remontant à la décennie précédente (avec des groupes comme Maneige, Conventum, Nébu ou Aquarelle), c’est bel et bien la capacité de la formation à engendrer des thèmes forts et marquants qui la hissent au-delà de l’anecdote et préfigurent ses réussites ultérieures (à noter que les quatre bonus, issus de la cassette Tôt Ou Tard publiée en 1987 et totalisant près de 25 minutes, n’ont rien de chutes superflues : « Lac d’Orgueil » et « L’Expatrié » sont parmi les plus belles pièces créées par le groupe).

   En fait, la réduction drastique d’effectifs qui affectera Miriodor lors de son départ pour Montréal (départs de Petitclerc et Robitaille, puis début 1987 de François Émond, réduisant le groupe à un trio sax-claviers-batterie, le chant déjà marginal ayant totalement disparu) s’apparentera à un processus d’épure dont les musiciens sauront tirer le meilleur bénéfice. Certes, l’omniprésence du saxophone de Sabin Hudon au premier plan constitue un problème sur les deux albums en trio (le quatuor avec François Émond était de ce point de vue bien plus satisfaisant), mais Miriodor a développé durant cette période une cohésion et un sens de l’économie qui lui faisaient largement défaut sur Rencontres. Jongleries Élastiques (1996) n’aurait pas été la réussite qu’il fut s’il n’y avait eu cette expérience. Un disque à la valeur surtout documentaire (le meilleur de Miriodor est certainement encore à venir…) mais dont nos amis québécois peuvent encore, quinze ans plus tard, être fiers.

- Aymeric Leroy, Big Bang, mars-avril 1998

Écoutez Lac d'orgueil
 
     
M I R I O D O R . C O M


Accueil | Courriel | Historique | Discographie 
Presse | Photos | Varia | À venir | Contacts | Réalisation