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Pascal Globensky (piano, synthétiseurs), François Émond (violon,
synthétiseurs), Sabin Hudon (saxophones, synthétiseurs, percussions),
Rémi Leclerc (percussions, synthétiseurs, séquences)
Enregistré à Montréal en 1986 et 1988
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Voici maintenant un autre de ces délicieux et raffinés
groupes canadiens qui savent bien charmer nos oreilles avec de subtiles
envolées d’origine progressive.
Même si Miriodor paraît sur l’effervescente étiquette américaine Cuneiform
Records, le groupe semble faire partie d’une école toute canadienne dédiée
au rock progressif instrumental et au jazz. Il y a peu à dire sur leur
brillant dernier disque sinon de donner quelques paramètres ou références :
disons que la musique de Miriodor nous rappelle les Soft Machine à l’époque de
« Fourth », les Burning Red Ivanoh et les East of Eden.
Les bases, en fait, sont celles du rock progressif du début des années ‘70,
auxquelles se greffent un peu de folie à la Zappa ainsi qu’une recherche de
sons propres. Le résultat est original, personnel et bien inséré dans l’école
canadienne mentionnée précédemment. Les sources sont cependant identifiables
et, franchement, la chose ne déplaît pas et je ne vois pas pourquoi elle le
devrait. Le disque s’écoute bien, sans faiblesses particulières, sans moments
d’ennui, capable ça et là de fasciner avec ses thèmes exotiques et très subtils.
Digne de mention est l’extraordinaire adresse instrumentale des 4 canadiens,
qui se limitent à l’usage des percussions, saxophones et piano (laissant le
reste de l’instrumentation aux synthétiseurs); même les passages les plus
complexes ont été enregistrés directement sur 2 pistes, sans overdubs.
- Sandro Pallavicini, Metal Schock, no 5 [traduit de l’italien]
Écoutez Pleine Lune
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