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Pascal Globensky (piano synthétiseurs), Rémi Leclerc (batterie, percussions, octapad,
synthétiseurs), Bernard Falaise (guitares, basse, mandoline, synthétiseurs, percussions),
Sabin Hudon (saxophones, accordéon), Claude St-Jean (trombone),
Stéphanie Simard (violon),
James Darling (violoncelle), Jean-Denis Levasseur (flûte),
Ivanhoe Jolicoeur (trompette),
Stefka Iordanova (voix)
Enregistré à Montréal en 1995
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Paru il y a déjà un an, ce disque, quatrième réalisation du groupe québécois Miriodor, vaut
pourtant que l’on s’y arrête quelque peu.
Pour ce dernier CD en date, le trio est devenu un quartet (claviers, batterie,
saxophone, et de la guitare ce qui est nouveau). Comme il possède en outre de nombreux
invités aux cuivres, aux cordes et à la voix, que le guitariste joue aussi de la basse,
on a ici affaire à un orchestre plutôt touffu. Si l’influence d’un rock progressif se fait
encore entendre, celle-ci s’estompe au fil des disques pour ici ne garder qu’une portion
congrue et fait place à un ton très influencé par Fred Frith dans son approche. Il a été
ménagé un petit coin pour l’improvisation, ponctuée par des références folkloriques
(le cirque) ou classiques, ce qui donne une synthèse plaisante parce que fort bien
réussie entre plusieurs musiques. Jongleries élastiques est sans nul doute
la plus aboutie des prestations discographiques de Miriodor qui au fur et à mesure
gagne en maturité, rappelant ainsi le défunt Muffins dans sa progression constante. Par
son sens très moderniste dans la façon d’aborder une musique d’essence rock, le quartet
canadien fait plus que bonne figure au sein d’un label qui prend du corps au gré de ses
parutions. Le cas est suffisamment rare pour être noté. Miriodor est désormais un très
digne représentant d’un rock de chambre aux possibilités étendues ; nous devons donc
prendre Jongleries élastiques comme un disque à découvrir.
- Patrick Gentet, Improjazz, no 33, mars 1997
Écoutez Le terrible naufrage du petit navire
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